INDICES 

Ce cristal long de 25 mm illustre l’espèce minéralogique la plus étudiée depuis des siècles. Elle servit jadis de support à l’élaboration de notions essentielles sur l’état cristallin et sur l’étude des formes cristallographiques.

Notre jeu a ravi le débutant, car la question était très simple pour une localité d’origine située en Belgique.

Cette photo illustrera un article très détaillé sur ce minéral qui paraîtra dans le Règne Minéral à l’automne, avec plus de 60 autres photos commentées et plus de 150 dessins de cristaux. Cette étude sera une exégèse de ce site remarquable, déjà considéré comme un gisement classique.

 

REPONSE

NOM :  SÉRANDITE.

PARAGENÈSE :   ANALCIME

ORIGINE :          Carrière du Mont Saint-Hilaire (Québec, Canada).

La localité-type de la sérandite est l’Ile de Rouma, Archipel de Los au large de Conakry, Guinée. Le nom consacre J.M. Sérand, le guide qui aida Lacroix dans la collecte des premiers échantillons. 

La sérandite est un silicate de manganèse et sodium qui appartient au groupe des pyroxénoïdes de la classe des inosilicates. Ce minéral est susceptible de former une solution solide en toutes proportions avec la substitution possible d’ions de manganèse par des ions de calcium. Ce cristal photographié est très proche du terme manganeux. Le terme calcique est la pectolite. La schizolite constitue un membre de composition intermédiaire. Cet ensemble sérandite – schizolite – pectolite forme une série isomorphe (isostructurale).

La sérandite est de formule :   Na (Mn2+,Ca)2 Si3O8 (OH), avec peu de Ca.

Dans sa localité-type, les cristaux allongés mesurent jusque 5 cm. Comme le dit Lacroix, ils sont de couleur « rose fleur de pêcher remarquablement frais ».

Au Mont Saint-Hilaire, les cristaux de sérandite peuvent atteindre 20 cm. La teinte de la sérandite passe du rose pâle, au rouge rose, à l’orange profond, au beige. Il y eut plusieurs découvertes remarquables de sérandite, mais la plus spectaculaire s’est déroulée durant plusieurs mois en 1973 dans la carrière DeMix. L’analcime et la mangano-neptunite lui sont associées. 

L’analcime (trapézoèdre régulier) en paragenèse, de couleur blanche, est une zéolite. 

Cette belle association reste un grand classique du Mont Saint-Hilaire.

(Référence bibliographique : Roger Warin, La sérandite, AGAB Minibul, XXXI n°4 1998, p.1 – 15 et références incluses).

Roger Warin